production cinématographique en Europe

 

Sur le plan européen, pour l’année 2010, le bilan de la production dans le domaine cinématographique montre que les incitations fiscales dans les pays de l’Europe poussent les productions à une délocalisation vers le Luxembourg ou la Belgique.

En France, un crédit d’impôt est offert aux producteurs qui investissent sur la main d’œuvre et les ressources matérielles de l’hexagone, mais il peut être plus bénéfique de délocaliser à l’étranger car les aides et les conditions d’éligibilité varient d’un pays à l’autre.

Afin de développer le cinéma européen, une première commission européenne a vérifié l’adéquation des systèmes d’aides nationaux de la France, du Danemark, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de l’Irlande et de la Suède pour la production cinématographique. Chaque aide à la création d’une œuvre cinématographique doit garantir le contenu culturel du film, avec une dépense de 20 % du budget dans d’autres pays membres. Les aides ne peuvent dépasser 50 % du coût total.

En France, seul un producteur délégué (une entreprise qui garantit la réalisation d’un film au regard des questions financières, techniques et artistiques) peut solliciter une aide. Cette subvention peut être allouée aussi bien aux films de référence, longs métrages et courts métrages. Pour les longs métrages une aide financière, jusqu’à 25 % du coût du film, peut être octroyée par le CNC (Centre National de Cinématographie) sur les recettes des films de référence provenant des salles d’exploitation. Les films doivent être tournés en français ou en langue régionale, 1 % par jour de tournage est versé en plus si le tournage se passe en France. En général, le montant total des aides versées ne peut être supérieur à 50 % du coût de production.

Pour pouvoir utiliser les aides automatiques, les entreprises de production doivent recevoir un agrément des investissements qui leur servira aussi d’autorisation de production.

En France, il n’y a pas de délais d’interdiction pour la télédiffusion.

D’autres aides existent, comme des subventions pour les auteurs, pour les salariés pendant la préparation du tournage, des aides pour la distribution, la commercialisation des films à l’étranger, pour la création et la modernisation des cinémas, ainsi que des aides pour l’équipement et la modernisation des techniques cinématographiques.

En Italie, l’aide est sélective et est donnée en fonction des projets. Pour les productions nationales, le fonds d’investissement offre des avances de 70 % à 90 % du coût estimatif du film (suivant l’intérêt culturel-national), ces avances doivent être intégralement remboursées grâce aux recettes du film.

Les délais d’interdiction pour la télédiffusion et l’aide à l’écriture des scénarii ont été supprimés.

… / …